Affaires publiques – sécurité et défense

La spécialité sécurité et défense du master en Politiques Publiques de Sciences
Po a vu le jour à la rentrée 2017. La première promotion comptait 62 étudiants, tandis
que la seconde, rentrée en master en septembre 2019, compte sensiblement plus
d’étudiants.

L’objectif de cette spécialité est de fournir aux étudiants les connaissances théoriques
et pratiques en matière de cybersurveillance, de contre-terrorisme, de sécurité
publique et intérieure mais également sur les partenariats publics-privés dans le
secteur de la sécurité. La spécialité permet également une étude plus approfondie des
enjeux de défense. La liste des sujets abordés est large, mais permet aux étudiants de se
forger une culture des enjeux contemporains en matière de sécurité et de défense.
Les étudiants ont également la chance de recevoir des enseignements variés, donnés
par des personnalités dont la réputation n’est plus à faire, comme Bernard Cazeneuve,
Frédéric Péchenard ou encore Denis Favier.

→ Comment candidater ?
Cette spécialité de l’École d’Affaires Publiques est accessible aux élèves ayant
effectué leur Bachelor au sein de Sciences Po, mais également aux élèves admis en
Master, via la procédure française ou internationale. Il est toutefois à noter que cette
spécialité est uniquement disponible en langue française.

→ Comment s’organise ce master ?
Tout d’abord, un élève au sein de la spécialité sécurité-défense de l’École
d’Affaires Publiques peut appartenir au Master de Politiques Publiques, ou bien à celui
d’Affaires Européennes. En fonction de son master, il ou elle sera ainsi amené à suivre
des enseignements traditionnels des affaires publiques. Pour le Master de Politiques
Publiques, il s’agit par exemple de cours d’économie publique ou de management, tandis
que pour le Master en Affaires Européennes, des cours d’économie et de droit européen
sont, par exemple, disponibles. Les cours de tronc commun peuvent être proposés dans
la langue française ou anglaise.
S’ajoutent aux cours du tronc commun deux cours de spécialisation obligatoires, qui
permettent aux étudiants de la même spécialité de se retrouver entre eux pour étendre
davantage leurs compétences dans le domaine de la sécurité et de la défense (exemples
de cours enseignés : Les défis de la lutte antiterroriste, Finances publiques de la
défense, Politiques publiques de la défense, etc.)
Aussi, une grande variété de cours de spécialisation sont proposés aux élèves chaque
semestre, aussi bien en administration publique, en culture, en économie qu’en sécurité.
Ces électifs permettent aux étudiants de s’ouvrir à d’autres domaines s’ils le souhaitent,
ou au contraire d’approfondir leurs connaissances dans leur domaine de prédilection. Les étudiants auront également la possibilité de participer aux différentes activités du
Laboratoire d’innovations publiques (ou Policy Lab pour les intimes), qui leur
permettront d’être membres actifs d’exercices professionnalisants et innovants. Par
exemple, les étudiants de première année de master réalisent une étude de sûreté et de
sécurité publique (ESSP) au cours du premier semestre et un atelier de gestion de crise
au cours du second semestre. Beaucoup d’autres choix sont accessibles au sein du
Policy Lab.

→ En quoi cette spécialité de l’École d’Affaires Publiques diffère-t-elle
des enseignements proposés par la Paris School of International Affairs
(PSIA) de Sciences Po ?
Contrairement au Master in International Security proposé par PSIA, la spécialité
proposée par l’École d’Affaires Publiques est axé sur la société et les enjeux de sécurité
et de défense français. Les cours de spécialité (tels que les finances publiques de la
sécurité et de la défense, la lutte antiterroriste ou politique de défense) sont ainsi
dispensés en français. Ces cours de spécialité sont complétés par des cours
traditionnels de l’École d’Affaires Publiques, aussi bien au sein du Master de Politiques
Publiques que celui d’Affaires Européennes. A contrario, les élèves de PSIA en
International Security suivent des cours majoritairement dispensés en anglais, et
orienter vers la sécurité internationale. Les étudiants se spécialisent, en outre, sur une
région du monde et thématique particulières. Les opportunités de carrières divergent
ainsi entre les deux cursus.

→ Quels sont les débouchés ?
La création de ce master répond à des demandes de plus en plus fortes de la part
des étudiants, mais également du marché lui-même. Tandis que les étudiants,
confrontés à un risque d’attentat élevé depuis quelques années souhaitent agir et se
former, les ministères et les entreprises doivent faire face à une demande accrue de
protection et de sécurité supplémentaire de la part des citoyens. C’est ici que le master
de l’Ecole d’Affaires Publiques intervient.
A l’issu de leur diplomation, les étudiants pourront ainsi travailler dans des ministères
(de l’Intérieur ou de la Défense par exemple) mais également au sein d’entreprises
privées, dans les services de sûreté et de sécurité de ces dernières (comme Total ou
Risk&Co). Il est également possible de réaliser un double-diplôme avec Saint-Cyr
Coëtquidan, dans le but d’ajouter à sa formation académique une formation pratique sur
le terrain militaire.

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